Les productions des Bacalab

Au fait un bacalab, c’est quoi

Les Bacalabs sont des ateliers de créativité réunissant des « experts métiers » et des « offreurs numériques » autour d’un enjeu bien identifié.
Imaginés par AEC (Agence des initiatives numérique de l’Aquitaine - www.aecom.org), les Bacalabs ont pour objectif objectif d’imaginer ensemble les services numériques de demain pour :
- Offrir une réponse adaptée aux besoins numériques des Aquitains,
- Permettre aux entreprises aquitaines des filières numériques de développer des services ciblés, innovants, susceptibles de trouver rapidement et durablement leur marché.

Les Bacalabs sur l’Accueil numérique sont coconstruits depuis 2010 avec la Mopa et rassemblent les professionnels des offices de tourisme et entreprises TIC.
Ils complètent les services de la MOPA sur l’accueil numérique (veille, articles de presse, photos, vidéos, accompagnement des offices de tourisme et des territoires...)

Veille et ressources techniques

Office de tourisme et Tiers-lieux

CONTEXTE

Cet article est rédigé à partir des échanges du Bacalab "Les offices de tourisme inspirés par les tiers-lieux" organisé par la MOPA et AEC le 27 janvier 2016, en ouverture de la rencontre du réseau "Révolution de l’accueil - saison 2". (Les présentations de cette journée sont consultables sur le site de la MOPA)

L’organisation de ce bacalab, co-construit avec la Coopérative des Tiers-lieux et l’office de tourisme de Val de Garonne, fait écho à un projet mené par ce dernier depuis de l’été 2014.
Déjà en 2011, le réaménagement de cet office de tourisme a fait grand bruit avec un lieu pensé « comme à la maison ». La stratégie d’accueil se poursuit donc et un deuxième espace est à intégrer dans un autre village du territoire. Ce nouvel espace, situé à Clairac, a pour objectif de devenir un « lieu de vie » à part entière. Le pré-projet est rédigé en novembre 2014 puis l’office de tourisme est accompagné par des consultants au premier trimestre 2015. Le projet prend forme : conciergerie de village, information touristique, coworking, « repair café », lieu d’animation… les bases sont posées pour un lieu hybride favorisant l’interaction entre ses usagers, le lien social, la dynamisation du centre-bourg.


  • Le projet de réaménagement de Clairac en Val de Garonne et le cowoslowtourisme avec Marion Oudenot-Piton de l’Office de tourisme de Val de Garonne.

http://www.slideshare.net/MOPA/ot-et-tiers-lieux-solution-davenir-val-de-garonne-revaccueil-mopa-janvier-2016




Vous pouvez aussi télécharger cette note.
Retrouvez également en ligne la synthèse du deuxième bacalab sur les "Office de tourisme mobile du futur".


1. DÉFINITIONS POUR BIEN DÉMARRER

L’office de tourisme est un centre d’information dont la mission est « l’accueil, l’information et la promotion du tourisme » sur le territoire concerné et à destination du public ou des visiteurs, allant des simples habitants locaux, aux excursionnistes et en passant par les touristes. L’office de tourisme collabore, voire coordonne aussi un réseau de partenaires locaux pour le développement touristique.
Sources : Offices de Tourisme de France / Wikipédia

Le tiers-lieu, ou la troisième place, est un terme traduit de l’anglais The Third Place. Il fait référence aux environnements sociaux se distinguant des deux principaux lieux que sont la maison et le travail.
Source : Wikipédia
Mot chapeau au 1er abord pour rassembler sous une même et grande famille les espaces de coworking, les FabLab, les HackerSpace, les Repair’Café, les jardins partagés et autres habitats partagés ou entreprises ouvertes, le "Tiers Lieux" (écrit avec des majuscules) est devenu une marque collective ou l’on pense ces singularités nécessaires à condition qu’elles soient imaginées et organisées dans un écosystème global ayant son propre langage pour ne plus être focalisé sur des lieux et des services d’infrastructure, mais vers l’émergence de projets collectifs permettant de co-créer et conserver de la valeur sur les territoires.
Source : Movilab.org


2. DEUX CONCEPTS ET DES POINTS COMMUNS

Ces lieux sont des lieux de service, de confiance, voire de réassurance, référents dans leur domaine de compétence et reconnus comme tel. Les services sont mis à disposition de façon autonome ou avec l’intermédiation d’un individu, expert du lieu.
Les clients sont en quête de services simplement accessibles : un lieu pour travailler dans un espace de coworking ou accéder à de l’information touristique dans un office de tourisme.
En revanche dans les deux cas, il faut un décodeur, et généralement c’est l’expert du lieu qui en est la clé.
En termes de services, l’accès gratuit et illimité à une connexion internet en est un exemple parlant, fréquemment cité par les participants du bacalab. Aucune surprise, c’est devenu la norme, le service de base.

En se penchant sur la notion de « design de services », plusieurs champs de réflexions sont abordés pour ces deux lieux :

  • se connecter ;
  • se brancher et recharger ;
  • se poser, s’installer ;
  • s’informer ;
  • rencontrer, découvrir et prendre le temps.

Un office de tourisme et le tiers-lieu partagent de plus des cibles communes : habitants, voyageurs de loisirs et d’affaires, nouveaux arrivants, travailleurs.

La création de lien est une des valeurs partagées de ces deux typologies de lieu. Pour la consommation touristique par exemple, cela se traduit par la volonté des clients de vivre une « vraie » expérience, ressentir la vie locale, rencontrer. Dans un tiers-lieu, cette création de lien fait partie de l’essence même du concept.
Dans le cadre de la création des tiers-lieux, nous pouvons nous arrêter d’ailleurs sur un des objectifs forts louables : redonner de la vie aux quartiers des villes et aux campagnes. Cette construction s’inscrit dans une démarche citoyenne par laquelle la création d’un tiers-lieu s’appuie sur un élan collectif qui construit une solution pour palier à un manque. L’implication d’un noyau d’acteurs locaux est indispensable pour la genèse du projet, sa fonction, sa construction, son fonctionnement et sa gouvernance.

Du côté des offices de tourisme, on est loin du compte car la construction est bien plus institutionnalisée avec des codes à respecter dans le fond et la forme ainsi qu’une perpétuelle problématique de justification dans les services mis en œuvre.
Dans la forme, le modèle de l’accueil est basé depuis des années sur une organisation de l’espace autour de présentoirs de documents et d’un comptoir d’accueil. Un ancrage culturel dur à dépasser qui ne facilite pas des projections dans des aménagements d’espaces différents, voire hybrides. Nous y reviendrons. Parfois la taille des espaces mis à disposition ou la gestion des flux de visiteurs ne permettent pas non plus d’imaginer d’alternatives.

Si des disparités apparaissent dans la construction des services et du lieu même, les missions de ces entités se retrouvent en revanche dans leur rôle de développeur territorial. Sans aller dans l’exhaustivité, il est possible de faire un parallèle entre les rôles des tiers-lieux et des offices de tourisme.

Tiers-lieu
- métier de facilitateur
- créateur de liens
- animation et médiation entrepreneuriale
- accueil
- hébergement
- développement territorial

Office de tourisme
- métier de conseil
- accueil
- facilitateur de la consommation locale, dont touristique
- animation du réseau de professionnels
- accompagnement des porteurs de projets touristiques
- développement territorial

Il existe donc des complémentarités certaines entre un office de tourisme et un tiers-lieu et les échanges du Bacalab ont permis d’en dessiner les contours.


3. QUELLE PLACE DANS LES TERRITOIRES ?

Voici quelques éléments porteurs :

  • Les tiers-lieux apportent un côté inspirant, un éventuel renouveau dans les services, les designs, les cibles éventuels.
  • Les tiers-lieux peuvent faire revivre des lieux à condition de trouver un modèle adapté à chaque territoire. Exemple sur des stations balnéaires avec un côté plage et un côté bourg : les tiers-lieux donnent des possibilités pour rendre des services publics et de proximité sur le côté plage en hors saison avec des lieux de rencontre et de création pour la vie associative, culturelle, professionnelle.
  • Le projet « tiers-lieu » permet de travailler avant tout avec le tissu local dans la construction du service car c’est lui qui le fera vivre toute l’année.
  • Pour le lien tiers-lieu / office de tourisme, cela ne doit pas être seulement pensé pour les « touristes ».
  • Le projet favorise la mise en réseau des acteurs locaux et crée de l’interaction entre Habitants / Arrivants, Habitants / Touristes.

Le lieu choisi pour établir un tiers-lieu est généralement mis à disposition par la collectivité à un tarif modéré, voire gratuitement, notamment sur des zones rurales. Cela ne veut pas dire que le lieu est géré par la collectivité.
Un des facteurs de réussite du projet est l’implication d’un noyau de locaux dans la construction du tiers-lieu, ses services, son modèle, sa gestion.

Prenons par exemple un espace de coworking. Les cibles vont être :
- les indépendants
- les petites TPE qui ne peuvent plus ou ne veulent plus de locaux
- les salariés concernés par le télétravail
- les travailleurs nomades.
Dans les trois premières cibles, il s’agit de locaux qui voient un intérêt commun à se regrouper pour définir le service dont ils ont besoin.

Prenons à présent l’exemple d’un fablab : c’est aussi l’implication des locaux qui va faire vivre l’atelier participatif dans la durée. Reste à y trouver un modèle économique.

Certains territoires accompagnent également la mise en place de tiers-lieu sur les territoires. Sur les anciennes frontières « Aquitaine », la Région, via sa Délégation TIC ou encore la Coopérative des Tiers-lieux favorisent le déploiement.
Exemple des critères de définition de la Région ciblant une approche « professionnelle » du tiers-lieu :

  • espace de travail partagé et collaboratif, qui peut se lier à des lieux touristiques, culturels, professionnels,
  • avoir un accueil humain avec de la permanence tournante,
  • ouverture à tout type de secteur, tout type de statut,
  • accessibilité et flexibilité des offres et des tarifs,
  • participation des utilisateurs à la gestion et à la gouvernance de l’espace.


4. DES ESPACES HYBRIDES DANS LES LIEUX, DANS LE TEMPS ET DANS LA FORME

Il s’avère qu’il n’existe pas de modèle établi mais plusieurs formats sont possibles en fonction du territoire, des co-constructeurs du projet, des objectifs visés, du lieu choisi.

Un exemple :
Dans le tourisme institutionnel, nous pouvons considérer que les lieux où ont été positionnés des « point i-mobile » s’apparentent à des tiers-lieux. En effet, nous sommes sur des espaces différents du domicile et du lieu de travail. Nous les retrouvons dans des espaces d’accueil ou de vie tels que des halls de lieux de visites, d’hôtels, des cafés, des offices de tourisme, des commerces. On s appuie là sur des lieux existants. Le point i-mobile de Offices de Tourisme de France correspondrait donc à un réseau de tiers-lieux ? Un réseau de lieux proposant les trois services attendus par un voyageur : connexion, électricité, information touristique.

Trois entrées semblent envisageables :

  • Rendre accessible, en libre service, l’expertise des offices de tourisme dans les tiers-lieux. Cette prise de contact peut être facilité via chat, visio (ou autres) avec le conseiller.
  • Mettre dans les offices de tourisme, en libre service, des services d’un tiers-lieux. Exemples : avoir un espace insonorisé pour « passer des appels par Skype » ; accéder librement à un espace de travail dans l’office.
  • Séparer le tiers-lieu et l’office de tourisme mais positionner le tiers-lieu comme un nouveau critère d’attractivité touristique pour une frange de clientèle spécifique, voire la saisonnalité.

Plusieurs typologies et usages se dessinent :

  • le tiers-lieu voué à du coworking, cloisonné, fermé, accessible qu’à ses abonnés ;
  • le tiers-lieu voué à du coworking, ouvert, en libre service, avec des abonnés et des utilisateurs temporaires ;
  • l’OT avec des aménagements et des services de tiers-lieu en fonction des saisons ;
  • l’OT/tiers-lieu incluant des services tout au long de l’année. Ce serait un concept nouveau, tout inclus, comme le projet de la Halle de Clairac en Lot-et-Garonne (café associatif, librairie partagée, fablab, conciergerie de quartier, information touristique, coworking…)
  • espace de coworking via la salle de réunion non utilisée durant 80 % du temps d’ouverture de l’OT ;
  • espace de coworking dans un bureau d’information touristique non utilisé en hors-saison ;
  • office de tourisme comme lieu de conférence, d’animation de la vie associative en-dehors des heures d’ouverture.

La saisonnalité touristique touche aussi l’utilisation de l’équipement qu’est l’office de tourisme. La question s’est donc posée durant le bacalab de l’usage de certains offices de tourisme et autres bureaux d’information touristique en fonction des mois de l’année. Différents services seraient donc proposés en fonction des flux et des saisons.

La réflexion autour du tiers-lieu touristique, ou de l’office de tourisme inspiré du tiers-lieu doit donc s’attarder sur plusieurs points :

  • Quels usages et fonctions en été ? en hiver ?
  • L’offre de services ne peut pas être identique d’un lieu à l’autre en fonction des flux, en fonction des typologies du public visé ou actuel, en fonction des caractéristiques du territoire.
  • Sur quelles plages horaires les servic- es sont proposées ?
  • Dans quelles conditions cela peut être disponible en-dehors des horaires d’ouverture classique de l’office de tourisme ?
  • L’idée et la gouvernance doivent être construites par le collectif des futurs usagers.


5. LA QUESTION DE PROMISCUITÉ

Dans un office de tourisme qui est aussi tiers-lieu, régler la question de la promiscuité des différents profils d’usagers est certainement un garde fou pour la réussite du projet.
Il s’agit de bien designer l’espace et les services pour éviter ou gérer simplement les conflits tout en favorisant les rencontres

Faut-il une séparation étanche ou pas ? Tout dépend de la fonction du tiers lieu : coworking ? atelier créatif ouvert ? accueil de conférences ? services de conciergerie ? lieu de rencontres et d’interaction avec les habitants ?
Les services et le design en dépendront :
- cloisonné / séparé
- décloisonné / modulable

Si l’office de tourisme a pour objectif de valoriser les échanges, créer du lien avec les locaux, des ambassadeurs, alors il faut penser le lieu avant tout comme un point de rencontre, une agora.
L’implication des locaux reste en tout cas un garant de la réussite du projet


6. QUAND L’OT DEVIENT CARRÉMENT UN ESPACE D’INCUBATION

Alors où va-t-on ?
Un tiers-lieu dans l’office de tourisme en hors saison et/ou en pleine saison selon les territoires tout en menant une réflexion sur les conditions d’utilisation en-dehors des heures d’ouverture comme le soir et le dimanche. L’espace se pensera avec un mobilier évolutif pour moduler l’espace en fonction de son usage… encore plus si nous imaginons l’office de tourisme comme une agora.

Mais tout ça, ça n’existe pas encore. Quelques offices de tourisme pourraient donc servir d’espace d’incubation, de fablab, de lien d’expérimentation, de living lab pour tester justement les aménagements modulables, les outils, les services à mettre en oeuvre... Les points d’analyse concernent aussi bien la consommation du service par les usagers extérieurs, que la consommation de l’espace par les salariés de l’office de tourisme. Des expérimentations devraient rapidement voir le jour pour aussi utiliser certains espaces de l’office de tourisme pour du coworking. Comment accéder ? A quel moment de la saison ? Avec quels partenaires et habitants locaux ? Pour quel public ? Avec quel modèle économique ? Comment y intégrer les usagers temporaires ?

ZOOM SUR DES TIERS-LIEUX EPHEMERES ET MOBILES ?
Réflexion complémentaire émanant du deuxième bacalab de cette journée sur l’"Office de tourisme mobile du futur"
La dernière partie du Bacalab a permis d’imaginer un office de tourisme mobile évènementiel, qui se transforme en tiers-lieu éphémère.

Ici, l’objectif ne sera plus forcément de faire du nombre en termes d’information touristique mais plutôt de proposer aux visiteurs une expérience dans un lieu étonnant, avec un moment de détente et d’échange avec des locaux, qu’ils soient experts de l’office de tourisme ou habitants.

Tiers-lieu éphémère ambulant

Les caractéristiques de ce lieu éphémère :
- transportable facilement
- créant l’évènement : le tiers-lieu éphèmère va exister sur un lieu agréable attractif : un bord de rivière, une cour de château, une place de village…
- désinstitutionnalisé : on a plus l’impression de rendre visite à quelqu’un que de se rendre dans un office de tourisme.
- attractif
- léger
- adapté à l’environnement et aux circonstances
- identitaire au territoire
- un nom non marqueté et non institutionnel : comme Vaniti, le marchand de bons plans
- utile et pratique
- service : électricité, wifi, et impression
- dans certains cas, un tiers lieu
- information et conseil touristique : bons plans
- jeux (de type Bordeaux Safari) ou Quizz
- jeux physiques
- esthétique

Synthèse rédigée par Jean-Baptiste Soubaigné (MOPA) à partir des notes des rapporteurs du bacalab du 27 janvier 2016 : Marie-Gabrielle Favé - Ouishare, Marie-Laure Cuvelier et Lucile Aigron - Coopérative des Tiers-Lieux, Laurent-Pierre Gilliard - AEC, Marion Oudenot-Piton - Office de tourisme de Val de Garonne.

Office de tourisme mobile du futur

Cet article est rédigé à partir des échanges du Bacalab "Office de tourisme mobile du futur" organisé par la MOPA et AEC le 27 janvier 2016. Ce bacalab s’est tenu en ouverture de la rencontre du réseau "Révolution de l’accueil - saison 2" et toutes les présentations de cette journée sont consultables sur le site de la MOPA.
Vous pouvez aussi télécharger cette note.
Retrouvez également en ligne la synthèse du deuxième bacalab sur les "Offices de tourisme inspirés par les tiers-lieux".

1. QUEL IMPACT A L’OFFICE DE TOURISME MOBILE SUR LE RAPPORT AUX VISITEURS

La rapport entre le public et le professionnel de l’OT est-il différent lorsque l’OT est mobile et vient au-devant des touristes ?

  • Le rapport n’est pas du tout le même, les touristes sont plus détendus (ils sont moins dans une posture utilitariste). Importance d’être là où sont les touristes. Le choix du lieu est crucial pour rencontrer le succès : les sorties de plages ne sont pas les meilleurs endroits car les gens ne font que passer. Idem pour les marchés, mieux vaut se situer un peu en marge des marchés.
  • Attention, souvent les gens veulent des conseils à partir de l’endroit où ils se trouvent.


2. LES EVOLUTIONS POSSIBLES

La vente sur place ?
C’est possible mais il ne faut pas s’attendre à des gros chiffres d’affaire.
Problème logistique pour certaines solutions : triporteurs par exemple.
Concernant la billetterie pas impossible mais demande une connexion Wifi, la possibilité d’imprimer les billets sur place.
La question du commerce touristique ambulant est intéressante mais le choix des produits est essentiel.
L’OT mobile comme hub Wifi
A Saint Nazaire, l’OT mobile est devenu un point iMobile, l’OT se transformant alors en borne Wifi mais nécessité d’avoir une connexion 3G, ce qui n’est pas le cas partout.

La gamification pour désacraliser l’Office de Tourisme
L’OT mobile s’accompagne d’une application quizz sur un quartier pour informer de manière ludique les touristes sur le quartier en question. -> ouvre la question de la gamification autour de l’OT mobile.

Exemple du Guide Bordeaux Safari qui a une approche originale, proche de celle des GPS déroutant, de la visite touristique d’un lieu, d’une ville.

Comment communiquer envers les publics qui « ont peur » d’un OT ?
Faire de l’OT mobile un « camion bons plans » qui proposerait aux touristes des alternatives décalées par rapport à ce qui peut être proposé dans les OT classiques.
Saint Jean de Monts a organisé des rencontres dans un café un jour donné de la semaine afin de faire rencontrer des touristes et des gens du territoire autour des « bons plans », des visites différentes sur le territoire. Les gens veulent de l’humain, mais avec un rapport différent que celui trop institutionnel des OT fixes. Valoriser le « petit plus » auquel le touriste est attaché et qu’il ne trouve ni dans les guides ni sur internet.
L’idée de faire de l’OT mobile un « événement » est intéressante : une sorte de tiers-lieu mobile, proche de l’idée de pop-up stores mais nécessite une certaine logistique.


3. VERS DES TIERS-LIEUX EPHEMERES ET MOBILES ?

La dernière partie du Bacalab a permis d’imaginer un office de tourisme mobile évènementiel, qui se transforme en tiers-lieu éphémère.

Ici, l’objectif ne sera plus forcément de faire du nombre en termes d’information touristique mais plutôt de proposer aux visiteurs une expérience dans un lieu étonnant, avec un moment de détente et d’échange avec des locaux, qu’ils soient experts de l’office de tourisme ou habitants.

Tiers-lieu éphémère ambulant

Les caractéristiques de ce lieu éphémère :
- transportable facilement
- créant l’évènement : le tiers-lieu éphèmère va exister sur un lieu agréable attractif : un bord de rivière, une cour de château, une place de village…
- désinstitutionnalisé : on a plus l’impression de rendre visite à quelqu’un que de se rendre dans un office de tourisme.
- attractif
- léger
- adapté à l’environnement et aux circonstances
- identitaire au territoire
- un nom non marqueté et non institutionnel : comme Vaniti, le marchand de bons plans
- utile et pratique
- service : électricité, wifi, et impression
- dans certains cas, un tiers lieu
- information et conseil touristique : bons plans
- jeux (de type Bordeaux Safari) ou Quizz
- jeux physiques
- esthétique

Synthèse rédigée par Alexandre Bertin, AEC et Jean-Luc Boulin de la MOPA.

Retour d’expériences 2012 et perspectives 2013

OT Marsan agglomération janvier 2013Le 22 janvier 2013 s’est tenu à Mont-de-Marsan le deuxième Bacalab Accueil Numérique d’Aquitaine après celui de décembre 2011.
Cette rencontre, la première de l’année pour le programme de la MOPA, a réuni près de 60 professionnels d’Offices de tourisme d’Aquitaine, de Midi-Pyrénées ainsi que des entreprises du numérique. En plus du rendu de l’étude nationale, cette journée a été l’occasion de découvrir l’état d’avancement des Offices de tourisme du Piémont Oloronais et de MArsan Agglomération ainsi qu’un retour chiffré des OT précurseurs Val de Garonne, Biscarosse, Médoc Océan.
La MOPA a aussi présenté sa méthode pour accompagner les offices de tourisme dans leur projet d’accueil numérique dans et hors les murs.

Spécial retour d’expériences 2011

Le 14 décembre 2011 à Lacanau, c’était un peu "retour vers le futur". 50 responsables d’offices de tourisme et d’entreprises numériques aquitaines participaient à un "Bacalab Accueil numérique" spécial retour d’expériences.
Les Bacalabs sont des ateliers de créativité réunissant des « experts métiers » et des « offreurs numériques » autour d’un enjeu bien identifié.
L’objectif : imaginer ensemble les services numériques de demain.
Les premiers offices de tourisme du futur ayant ouvert en Aquitaine cet été, c’était l’occasion de faire un premier retour d’expériences.
Les offices de tourisme de Biscarrosse, Val de Garonne et Médoc Océan ont ainsi fait un point sur les points forts et points faibles de leur réalisation. Le comportement des usagers qui semblent très à l’aise avec les outils numériques a été mis en avant, comme le besoin de médiation de la part des conseillers en séjour, et de l’accompagnement des équipes.
Finalement, l’accueil numérique, c’est surtout un moyen de mener une réflexion globale sur sa stratégie d’accueil en valorisant ce qui est le plus important dans nos métiers : l’accueil !.

Suite à ces trois premières expériences de nombreux projets d’offices de tourisme du futur sont en gestation en Aquitaine. Ces projets ont été présentés aux participants. Ainsi entre 2012 et 2013, c’est à Mont de Marsan, Anglet, Villeneuve sur Lot, Vallée de la Soule, Bayonne, Oloron Sainte Marie, ou Salies de Béarn que vont naitre des initiatives...

En photo : une borne interactive à
l’office de tourisme Médoc Océan à Lacanau









Les tablettes tactiles en office de Tourisme

Le troisième Bacalab consacré à l’office de tourisme du futur abordait la question des tablettes tactiles.
Rappelons que les deux premiers ateliers réunissant offices de tourisme et entreprises TIC étaient consacrés respectivement à l’office de tourisme du futur et à la cartographie touristique.
Toujours sous l’égide de l’AEC et de la MOPA, un tour de piste des possibles, et une discussion animée ont permis de décrypter les usages des tablettes en office de tourisme.

Pour voir la présentation d’Antoine Chotard sur les applications possibles, c’est ci-dessous :

Le compte-rendu du Bacalab rédigé par Eric Culnaert est disponible ici.

Quelle cartographie pour l’office de tourisme du futur

La deuxième réunion du Bacalab a eu lieu début janvier 2011 et a été totalement consacré à la cartographie en Office de Tourisme.

- La cartographie est un thème central, très lié au sujet du « voyage » depuis le 19e siècle (cartographie du Mont Blanc fin 19e). Pourtant elle reste peu étudiée en termes d’usages touristiques.

- La carte est le document de base au sein de l’OT. Le premier demandé par le visiteur et le premier remis par l’agent pour localiser les propositions d’offres touristiques : carte touristique ou plan de ville. Elle reste encore le plus souvent imprimée. En parallèle, la cartographie murale (en relief) affichée dans l’OT reste un classique. Elle permet au visiteur d’imaginer le lieu où il va se rendre (notamment en montagne). Les RIS (relais information Services) thématiques ou locaux, en extérieur, ont fait l’actualité de l’aménagement touristique dans les années 90. Problème d’actualisation.

- En 2006, l’arrivée de Google Maps représente un virage pour la cartographie touristique.
A noter qu’il existe d’autres solutions pour obtenir des fonds de carte, en open source (Open Street Map) ou des solutions propriétaires. Egalement, il existe en Aquitaine PIGMA (plateforme d’information géographique mutualisée en Aquitaine, portée par le GIP ATGeRi, voir plus bas) par l’intermédiaire de quoi il est possible de se procurer des fonds de carte à des coûts modiques.

- 70% des personnes qui réservent un hôtel en ligne ont préalablement visité un site de cartographie (source Google France, 6èmes rencontres du etourisme institutionnel de Toulouse)

- Contexte nouveau : la géolocalisation et le développement des smartphones. Désormais les personnes se géolocalisent. Cela ouvre des perspectives pour le commerce local (Facebook Deals, Google Latitude), pour la randonnée (EveryTrail, TrailGuru), les itinéraires.

- En situation d’accueil, il existe peu d’exemples de cartographie numérique touristique. On peut pourtant citer quelques idées à mettre en oeuvre :

    • > Réinventer la carte en relief (3D) pour le local de l’OT – elle peut être envoyée par mail sur une messagerie perso ou partagée avec d’autres ; elle prolonge l’expérience du voyage
    • > Réinventer la carte lumineuse (les lumières indiquent les sites d’intérêt) – elle permet de nouer des partenariats avec les prestataires qui apparaissent
    • > Des cartes interactives pour les randonnées

La présentation de Jean-Luc Boulin

- Télécharger le document de présentation du Bacalab- Cartographie
- Télécharger le compte-rendu du Bacalab cartographie

Premières préconisations sur l’Office de tourisme du futur

La fin de l’année 2010 a été marquée par le premier Bacalab sur la thématique de l’Office de tourisme du futur et le numérique. Véritable groupe de réflexion aquitain réunissant offices de tourisme, fournisseurs de solutions et universitaires, le Bacalab est coproduit par l’AEC, l’agence régionale des initiatives numériques, et par la MOPA. Le compte-rendu a été rédigé par Eric Culnaert, AEC.
Télécharger le compte-rendu

Par ailleurs, Jean-Luc Boulin, directeur de la Mopa a présenté à Brive, à l’occasion des rencontres du tourisme, Dix préconisations pour l’office de tourisme du futur  :


Mopa 60-64 rue Joseph Abria, 33000 BORDEAUX - mopa@aquitaine-mopa.fr
T. 05 57 57 03 88 - F. 05 57 57 03 85 - Plan Google Maps